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LES RAVAGEURS

Mouche de la carotte

La mouche de la carotte, Psila rosae, est le principal ravageur des cultures de carottes d’industrie. Elle est présente dans tous les bassins de production, mais le nombre de vols diffère suivant les zones. Dans les régions à climat doux océanique (Bretagne, Basse-Normandie), on observe généralement 3 vols par an : en avril-mai, en juin-juillet et en septembre. Dans les régions plus continentales, avec des températures estivales plus élevées (Picardie), sa présence est plus épisodique et se limite souvent à deux générations.

Attirées par la culture, les femelles viennent pondre sur le sol, à proximité des collets. Après une incubation de 7 à 15 jours, les larves éclosent, se nourrissent des radicelles puis pénètrent dans les racines.
Les conséquences sont variables selon le stade des carottes. Sur les jeunes plantes, on constate des arrêts de croissance et des déformations de racines. L’affaiblissement peut même aboutir à la disparition de pieds. Sur les cultures en cours de tubérisation, il y a formation de galeries superficielles qui favorisent l’apparition de pourritures secondaires.

Moyens de lutte :

  • Respecter une rotation de 5 ans entre les différentes ombellifères cultivées (carotte, céleri, persil, panais).
  • Réduire la présence d’ombellifères cultivées ou adventices dans l’environnement de la parcelle au cours de l’année, car elle favorise la multiplication des générations de mouche.
  • Protéger les semis dans les zones à risque. Deux pratiques sont possibles : le traitement en plein suivi d’une légère incorporation sur les 5 premiers centimètres du sol, ou le traitement localisé dans la raie de semis sous forme de granulés. Ces traitements ont une rémanence de 2 mois environ. Appliqués au printemps, ils assurent une protection complète contre les larves issues du premier vol.
  • En végétation, se référer aux avertissements locaux (Protection des végétaux en Picardie, réseau UNILET-UOPLI en Bretagne) ou mieux encore, au relevé de pièges installés sur la parcelle. En l’absence d’information sur les vols, le positionnement d’un traitement est en effet très aléatoire et donc rarement efficace.

Pucerons

Plusieurs espèces de pucerons peuvent se rencontrer sur carotte. Le puceron de la carotte, Cavariella aegopodii, est cependant le plus courant. Il est spécifique de cette culture. Son vol débute fin avril et se poursuit jusque fin juin. Les dégâts sur jeunes cultures sont les plus dommageables : décoloration et crispation des premières feuilles, arrêts de croissance.

Moyens de lutte :

Une protection insecticide se justifie sur les jeunes cultures dès l’apparition du puceron ou dès son signalement par les Avertissements agricoles. Peu de dégâts sont observés sur une végétation développée, ce qui dispense de tout traitement ultérieur. Bien souvent, les nombreux ennemis naturels des pucerons (syrphes, coccinelles, champignons pathogènes, parasites…) permettent de réguler les populations de pucerons. En cas de traitement insecticide, il convient donc de privilégier un aphicide strict afin de préserver la faune auxiliaire.


Nématodes

Parmi les quatre espèces de nématodes à galles capables de provoquer des dégâts sur les racines de carottes, seul Meloidogyne hapla est présent dans les zones de production de carottes d’industrie. Les dégâts apparaissent en foyers plus ou moins étendus, notamment dans les «ronds de sable», très propices à la multiplication des nématodes. Ils se traduisent par l’apparition sur les racines de petites galles sphériques et disposées en chapelet. De nombreuses cultures peuvent héberger ce pathogène : pomme de terre, pois, céleri, betterave, luzerne, scorsonère, endive…

Les nématodes à kystes se rencontrent plus rarement. Ils provoquent la déformation des carottes (racines fourchues). L’agent responsable est Heterodera carotae. Il est spécifique et ne peut en principe se perpétuer sur d’autres cultures. Ses kystes peuvent survivre jusqu’à 8 ans dans le sol.

Moyens de lutte :

  • Allonger les rotations au maximum et éviter les autres cultures hôtes
  • Désinfection de sol.