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Carottes > LES MALADIES DE LA VEGETATION

LES MALADIES DE VEGETATION



« Brûlure des feuilles » : alternariose et cercosporiose

L’ alternariose est une maladie qui nécessite des températures chaudes (proches de 25°C) et une forte hygrométrie pour se développer. Ces conditions étant courantes en été et en automne, ce sont les grosses carottes et les Nantaises qui sont les plus exposées. Sur jeunes carottes, les attaques sont assez rares mais peuvent survenir brusquement en mai ou juin, suite à un coup de chaleur.

Les premiers symptômes se traduisent par l’apparition de petites taches décolorées sur le bord des folioles, qui se dessèchent pour prendre l’aspect de brûlures. Le foliole peut se nécroser totalement ce qui réduit l’activité photosynthétique. Les feuilles vieillissantes ou affaiblies sont les premières contaminées. Suivant la pression de maladie, on peut assister à la destruction partielle ou complète du feuillage. Un développement exubérant du feuillage et une alimentation déficiente en eau constituent des facteurs aggravants.
Cette maladie est provoquée par le champignon Alternaria dauci, qui se transmet par les débris de culture et les semences.

Moins fréquente que l’alternaria, la cercosporiose provoque des dégâts ponctuels sur grosses carottes dans le nord de la France. Cette maladie apparaît généralement début août, sous forme de petits foyers limités à quelques plantes, plus rarement par une extension à toute la parcelle. Des taches circulaires, claires au centre et bordées de brun, apparaissent généralement sur le bord des folioles. Les pétioles peuvent aussi être touchés.
Dans la plupart des cas, Cercospora carotae, le champignon responsable de cette maladie, est transmis par les semences. Sa température optimale se situe à 28°C. La maladie disparaît d’elle-même en septembre, supplantée par l’alternaria.

Moyens de lutte :

  • Raisonner la fertilisation et l’irrigation.
  • Utiliser des semences saines et traitées.
  • Lutte chimique précoce, dès que la pression de maladie s’accroît ou que les premiers symptômes apparaissent.

Oïdium

L’oïdium se manifeste par un feutrage blanc et pulvérulent sur les deux faces des feuilles. La progression de la maladie est parfois spectaculaire par sa rapidité, l’ensemble du feuillage se recouvrant d’un « voile blanc » en quelques jours. Ces symptômes entraînent une forte réduction de la photosynthèse et un arrêt de la croissance des racines. Les feuilles âgées finissent par jaunir, ce qui facilite alors l’installation secondaire d’alternaria.
L’oïdium est causé par le champignon Erisiphe heraclei. C’est une maladie estivale qui nécessite un temps chaud (températures supérieures à 20°C) et sec.

C’est pourquoi elle concerne surtout les cultures de grosses carottes, sur août et septembre. L’eau libre sur les feuilles stoppe son développement. Ainsi, les pluies automnales mettent généralement fin à son extension.

Moyens de lutte :

  • Ajuster fumure et irrigation pour éviter les excès de végétation.
  • Lutte chimique précoce, dès que la pression de maladie s’accroît ou que les premiers symptômes apparaissent.

Viroses

Plusieurs virus peuvent s’attaquer à la carotte mais les dégâts sont rares sur les cultures d’industrie. Le virus le plus fréquent est le Motley dwarf virus, transmis par le puceron de la carotte et responsable du nanisme bigarré.

Moyens de lutte :

  • Contrôler les colonies de pucerons, vecteurs de la maladie.